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School Strike Disrupts 22 Sites Across Reunion Island
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School Strike Disrupts 22 Sites Across Reunion Island

Education strained as police deploy across La Réunion amid school unrest

Vingt-deux établissements sur les 120 que compte l’île, dont sept collèges, ont été touchés ce lundi 5 octobre 2026 par le mouvement lycéen à La Réunion, sans qu’aucun ne soit bloqué à la mi-journée selon le bilan publié par la préfecture. Le service public d’éducation a fonctionné, mais sous forte contrainte. Le maintien de la continuité des cours a exigé un déploiement massif : plus de 300 policiers et gendarmes répartis sur l’ensemble du territoire, et une forte mobilisation des sapeurs-pompiers, intervenus à de multiples reprises sur les départs de feu depuis le début des rassemblements.

Le rectorat a pris des mesures concrètes pour sécuriser le fonctionnement des établissements. Il demande à l’ensemble des écoles et lycées d’annuler ou de reporter les sorties prévues ce lundi et ce mardi 6 octobre. “Dans le contexte actuel, les élèves doivent, pendant le temps scolaire, demeurer dans l’enceinte de leur établissement”, précise l’institution, avec un objectif affiché de “protéger les personnes, prévenir les incidents et préserver autant que possible la continuité et la sérénité du service public d’éducation”. Le SNALC va plus loin et demande au recteur de fermer l’ensemble des établissements du second degré mardi, en invoquant la crainte que des enseignants soient pris à partie lors d’une nouvelle journée de mobilisation.

Les incidents ont directement affecté le fonctionnement de plusieurs sites. À Saint-Benoît, une cinquantaine de lycéens s’est rassemblée devant le lycée Patu de Rosemont, où des jeunes cagoulés ont allumé des feux de poubelles et jeté des galets. Une tentative d’intrusion a été empêchée, des dégradations et des tentatives d’incendie ont été constatées, et des véhicules appartenant à des enseignants ont été endommagés par des jets de projectiles sur le parking. Selon les informations de la rédaction, un gendarme a été blessé à la jambe et un policier municipal au visage, tandis que les élèves du lycée et de l’école primaire Les Girofles seraient confinés. Le détail de cette journée, avec photos et vidéos, est disponible sur https://imazpress.com/selection-de-la-redaction/lycee-appel-au-blocage-lundi.

À Saint-André, la situation s’est concentrée à la gare routière, où environ 200 jeunes, majoritairement cagoulés, se sont regroupés entre les lycées Jean Perrin et Sarda Garriga. Des bus ont été caillassés, des poubelles incendiées et des projectiles lancés vers les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène. Cinq interpellations ont été effectuées et la situation y est désormais stabilisée. À Saint-Paul, des regroupements d’environ une centaine d’élèves ont été constatés, avec des débordements liés à la présence d’individus cagoulés extérieurs au mouvement lycéen ; une imitation d’arme de guerre a été saisie. À Saint-Denis, quatre interpellations ont été réalisées pour jets de poubelles, outrage à agent et rébellion. Au total, 18 personnes ont été interpellées, dont trois majeurs, et sept membres des forces de l’ordre ont été blessés : deux gendarmes, quatre policiers nationaux et un policier municipal.

La préfecture dénonce des “incidents et des violences en marge de certains rassemblements”, précisant que “des individus ont notamment profité de ces rassemblements pour commettre des dégradations et d’autres infractions”. Le préfet Patrice Latron apporte son soutien aux forces de l’ordre, qui “interviennent avec responsabilité et discernement”, ainsi qu’aux enseignants et personnels confrontés aux incidents, dont certains ont vu leurs véhicules dégradés. Il rappelle que “l’État ne laissera pas les violences et les dégradations s’installer : leurs auteurs seront recherchés, interpellés et poursuivis”.

By contrast, le fond du dossier renvoie à des problèmes d’infrastructure et de moyens. Les élèves dénoncent des emplois du temps trop chargés, des classes pleines, des professeurs absents et des bâtiments insalubres, mal adaptés au climat réunionnais : manque d’isolation thermique, absence de brasseurs d’air, cours bétonnées créant des îlots de chaleur et équipements vieillissants. Le rectorat assure travailler “en bonne intelligence avec la Région concernant le bâti” et être “dans une démarche d’écoute et de dialogue avec les élèves”. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a annoncé un “plan d’action” pour accélérer le remplacement des professeurs, mais aussi la suppression de 1.588 postes d’enseignants à la rentrée 2027, dont 836 dans le second degré. À La Réunion, 86 postes ont déjà été supprimés à la rentrée d’août, avec des classes parfois supérieures à 30 élèves en collège.

Meanwhile, l’exécution s’organise au niveau national. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a adressé dimanche 4 octobre une “feuille de route” à ses ministres, demandant notamment le lancement, dès cette semaine dans chaque académie, d’un “traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus”, avec un premier bilan attendu le 16 octobre, ainsi qu’une réunion mardi avec les présidents de région sur la rénovation des établissements. Plusieurs organisations, dont la CGTR et la CFDT EFRP Réunion, soutiennent les revendications tout en condamnant les violences, cette dernière appelant le gouvernement et les collectivités à prendre des mesures d’urgence pour permettre une sortie de crise rapide.

Reste à savoir si le bilan du 16 octobre, la réunion de mardi avec les présidents de région et le plan d’action annoncé suffiront à tenir les établissements ouverts et fonctionnels dans les prochains jours.

Q&A

How many school sites were affected and was the education service able to keep functioning?

22 of the island's 120 schools, including seven colleges, were affected on Monday 5 October 2026, but none was blocked by midday according to the prefecture's assessment. The public education service functioned, though under strong constraint, with over 300 police and gendarmes deployed across the territory and heavy mobilization of firefighters on repeated fire outbreaks.

What measures did the rectorat take to keep schools operating?

The rectorat asked all schools and lycees to cancel or postpone outings planned for Monday 5 and Tuesday 6 October, and instructed that pupils remain on school premises during school time, with the stated aim of protecting people, preventing incidents and preserving continuity of the public education service. The SNALC went further, asking the recteur to close all secondary schools on Tuesday.

What infrastructure and staffing problems are pupils protesting about?

Pupils denounce overloaded timetables, full classes, absent teachers and unsanitary buildings poorly adapted to the Reunion climate: lack of thermal insulation, absence of air circulators, concrete yards creating heat islands, and aging equipment. 86 teaching posts were already cut at the August back-to-school, with some college classes exceeding 30 pupils, and 1,588 posts are to be removed at the 2027 rentrée, 836 of them in secondary education.

What follow-up steps have been announced to address the delivery gaps?

Education Minister Edouard Geffray announced an action plan to speed up teacher replacement. Prime Minister Sebastien Lecornu sent ministers a roadmap on Sunday 4 October requiring, from that week in each academie, priority treatment of long absences and unfilled posts, with a first review on 16 October, plus a Tuesday meeting with regional presidents on renovating school buildings.

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